Interview
si dice a été fondée en 2003. Comment trois femmes peuvent-elles travailler ensemble sans se crêper le chignon ?
- Facile : nous habitons dans trois villes différentes et nous nous rencontrons plus ou moins souvent à Fribourg. Ce sont les compagnies de téléphone qui se frottent les mains…
- Le hasard. Et comme souvent, il a bien fait les choses. Nos chemins s’étaient déjà croisés pendant nos études, mais nous avons toutes pris des voies différentes. Et puis, comme cela arrive souvent chez les traducteurs, un jour nous avons eu besoin de remettre le nez dehors, et c’est ainsi qu’est née si dice.
- Le travail à trois nous permet de satisfaire au mieux les exigences de nos clients et d’offrir une excellente qualité, grâce aux relectures croisées. L’échange et le dialogue avec les collègues nous permettent de grandir chaque jour un petit peu. Et puis, il y a notre passion commune pour le chocolat.
- Le chocolat est fondamental ! Fribourg est le siège de la fabrique Villars, qui produit un excellent chocolat. Avec toutes les vitamines et les sels minéraux qu’il contient, le chocolat permet de gérer n’importe quelle situation de stress…
- Les femmes pleurent en amours, pas en affaires.
- Parce que c’était le moyen le plus direct pour éviter la physique et les maths.
- Probablement ceux qui n’existent pas.
- Pour nous, la traduction c’est comme le sudoku ou les mots-croisés. Les cases vides attendent seulement que quelqu’un prenne sa plume pour relever le défi. On rencontre parfois des difficultés qui font passer l’envie de bien faire, mais le lendemain, à tête froide, tout va mieux.
- Quelqu’un a dit que les traductions sont comme les femmes : quand elles sont belles, elles ne sont pas fidèles, et quand elles sont fidèles, elles ne sont pas belles.
- Eh bien, j’ai trahi mon boucher, peu avant Noël. Je voulais préparer un tartare et j’ai acheté ma viande au supermarché : je l’ai payé cher, surtout en termes de qualité !
- Le rouge. Le noir. L’orange.
Mais le logo de si dice est bleu...
- Juste. Mais nous sommes des femmes… ne l’oubliez pas !
- Bien sûr, à condition de travailler 24 heures sur vingt-quatre, 7 jours sur sept et 12 mois par an. Mais je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle…
